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Les Echos, le 14 septembre 2020 : Permafrost : la nouvelle bombe à virus

Les sols gelés du Grand Nord constituent un formidable réfrigérateur à bactéries et à virus. Dont certains, vieux de dizaines de milliers d'années, pourraient être réactivés et libérés à la faveur du réchauffement climatique et de l'exploitation industrielle, en Sibérie notamment.

Le billet sciences sur France Info le 14 juin 2020: La fonte de l’Arctique, une bombe à retardement pour la planète

Depuis plus d’une semaine une "situation d’urgence" a été déclarée en Russie, dans le Grand Nord, après la fuite d’une cuve qui a déversé 20.000 tonnes de diesel dans une rivière. Un des facteurs probables de l’accident est le dégel du pergélisol, appelé également permafrost (sol gelé en permanence qui couvre près de 25% des terres de l’arctique). Ce mélange de composé organique, de matière minérale et de glace s’enfonce jusqu’à plus d’un kilomètre de profondeur dans certaines zones de la Sibérie. Le dégel de ce pergélisol fragilise les sols et menace, d’ici à 2050, jusqu’à 70% des infrastructures en Arctique, mais ce n’est pas le seul risque. Le danger est aussi bien environnemental que sanitaire car des méga-virus jusque-là endormis sous la glace pourraient bien se réveiller. "Avec l’industrialisation on fait d’énormes trous dans ce pergélisol. Donc il y a un lien possible entre les microbes qui existaient à l’époque de l’homme de Neandertal avec les microbes de notre époque. Ce lien a été réaffirmé par de récents travaux qui ont montré que des virus qui dataient environ 35 000 ans étaient encore capables d’infecter leurs hôtes" estime Jean Michel Claverie, Professeur de médecine à Marseille.

Communiqué de presse de l'INSB:"L’épigénome, la botte secrète des virus géants"

Les virus géants, dont la taille et la complexité génétique rivalisent avec les organismes cellulaires, sont omniprésents dans l’environnement. Les scientifiques ont analysé leurs "épigénomes" et montré que leur ADN porte des marques épigénétiques. Les enzymes responsables, aux histoires évolutives complexes, sont parfois associées à d’autres capables de couper l’ADN. Ces systèmes permettraient aux virus géants de dégrader l’ADN des pathogènes présents dans la même cellule, mais aussi de les protéger contre de telles attaques. Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

Le laboratoire est réouvert!

Nous suivons un plan de reprise des activités progressif. Jusqu'au 11 juin, 50% de l'effectif seulement sera en présentiel. Les personnes pouvant télétravailler sont encouragées à le faire.

Chantal Abergel remporte une bourse de recherche de plus de 2M€(La provence, 3 avril 2019)

Chantal Abergel, directrice du laboratoire "Information génomique et structurale" rattaché au CNRS et à Aix-Marseille Université (Amu), figure au palmarès des bourses de l'European research council (ERC) qui décerne les bourses "Advanced Grant". 222 chercheurs et chercheuses bénéficient cette année de ces bourses qui peuvent atteindre 2,5 millions d'euros. Le but étant de financer des projets exploratoires d'une durée maximale de cinq ans. Directrice depuis janvier 2018, Chantal Abergel travaille avec son équipe sur la co-évolution du monde cellulaire et du monde viral.

BBC world science:Could ancient viruses emerge once again?

As the Earth warms, could 'zombie' viruses trapped in frozen Arctic soil emerge once again? Jean-Michel Claverie, Professor of Medicine at Aix-Marseille University in France, has successfully revived 30,000 year-old giant viruses found in permafrost in Siberia.
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Les Echos, le 14 septembre 2020 : Permafrost : la nouvelle bombe à virus

Les sols gelés du Grand Nord constituent un formidable réfrigérateur à bactéries et à virus. Dont certains, vieux de dizaines de milliers d'années, pourraient être réactivés et libérés à la faveur du réchauffement climatique et de l'exploitation industrielle, en Sibérie notamment.

Le billet sciences sur France Info le 14 juin 2020: La fonte de l’Arctique, une bombe à retardement pour la planète

Depuis plus d’une semaine une "situation d’urgence" a été déclarée en Russie, dans le Grand Nord, après la fuite d’une cuve qui a déversé 20.000 tonnes de diesel dans une rivière. Un des facteurs probables de l’accident est le dégel du pergélisol, appelé également permafrost (sol gelé en permanence qui couvre près de 25% des terres de l’arctique). Ce mélange de composé organique, de matière minérale et de glace s’enfonce jusqu’à plus d’un kilomètre de profondeur dans certaines zones de la Sibérie. Le dégel de ce pergélisol fragilise les sols et menace, d’ici à 2050, jusqu’à 70% des infrastructures en Arctique, mais ce n’est pas le seul risque. Le danger est aussi bien environnemental que sanitaire car des méga-virus jusque-là endormis sous la glace pourraient bien se réveiller. "Avec l’industrialisation on fait d’énormes trous dans ce pergélisol. Donc il y a un lien possible entre les microbes qui existaient à l’époque de l’homme de Neandertal avec les microbes de notre époque. Ce lien a été réaffirmé par de récents travaux qui ont montré que des virus qui dataient environ 35 000 ans étaient encore capables d’infecter leurs hôtes" estime Jean Michel Claverie, Professeur de médecine à Marseille.

Communiqué de presse de l'INSB:"L’épigénome, la botte secrète des virus géants"

Les virus géants, dont la taille et la complexité génétique rivalisent avec les organismes cellulaires, sont omniprésents dans l’environnement. Les scientifiques ont analysé leurs "épigénomes" et montré que leur ADN porte des marques épigénétiques. Les enzymes responsables, aux histoires évolutives complexes, sont parfois associées à d’autres capables de couper l’ADN. Ces systèmes permettraient aux virus géants de dégrader l’ADN des pathogènes présents dans la même cellule, mais aussi de les protéger contre de telles attaques. Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

Le laboratoire est réouvert!

Nous suivons un plan de reprise des activités progressif. Jusqu'au 11 juin, 50% de l'effectif seulement sera en présentiel. Les personnes pouvant télétravailler sont encouragées à le faire.

Chantal Abergel remporte une bourse de recherche de plus de 2M€(La provence, 3 avril 2019)

Chantal Abergel, directrice du laboratoire "Information génomique et structurale" rattaché au CNRS et à Aix-Marseille Université (Amu), figure au palmarès des bourses de l'European research council (ERC) qui décerne les bourses "Advanced Grant". 222 chercheurs et chercheuses bénéficient cette année de ces bourses qui peuvent atteindre 2,5 millions d'euros. Le but étant de financer des projets exploratoires d'une durée maximale de cinq ans. Directrice depuis janvier 2018, Chantal Abergel travaille avec son équipe sur la co-évolution du monde cellulaire et du monde viral.

BBC world science:Could ancient viruses emerge once again?

As the Earth warms, could 'zombie' viruses trapped in frozen Arctic soil emerge once again? Jean-Michel Claverie, Professor of Medicine at Aix-Marseille University in France, has successfully revived 30,000 year-old giant viruses found in permafrost in Siberia.

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