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Le billet sciences sur France Info le 14 juin 2020: La fonte de l’Arctique, une bombe à retardement pour la planète

Depuis plus d’une semaine une "situation d’urgence" a été déclarée en Russie, dans le Grand Nord, après la fuite d’une cuve qui a déversé 20.000 tonnes de diesel dans une rivière. Un des facteurs probables de l’accident est le dégel du pergélisol, appelé également permafrost (sol gelé en permanence qui couvre près de 25% des terres de l’arctique). Ce mélange de composé organique, de matière minérale et de glace s’enfonce jusqu’à plus d’un kilomètre de profondeur dans certaines zones de la Sibérie. Le dégel de ce pergélisol fragilise les sols et menace, d’ici à 2050, jusqu’à 70% des infrastructures en Arctique, mais ce n’est pas le seul risque. Le danger est aussi bien environnemental que sanitaire car des méga-virus jusque-là endormis sous la glace pourraient bien se réveiller. "Avec l’industrialisation on fait d’énormes trous dans ce pergélisol. Donc il y a un lien possible entre les microbes qui existaient à l’époque de l’homme de Neandertal avec les microbes de notre époque. Ce lien a été réaffirmé par de récents travaux qui ont montré que des virus qui dataient environ 35 000 ans étaient encore capables d’infecter leurs hôtes" estime Jean Michel Claverie, Professeur de médecine à Marseille.

Communiqué de presse de l'INSB:"L’épigénome, la botte secrète des virus géants"

Les virus géants, dont la taille et la complexité génétique rivalisent avec les organismes cellulaires, sont omniprésents dans l’environnement. Les scientifiques ont analysé leurs "épigénomes" et montré que leur ADN porte des marques épigénétiques. Les enzymes responsables, aux histoires évolutives complexes, sont parfois associées à d’autres capables de couper l’ADN. Ces systèmes permettraient aux virus géants de dégrader l’ADN des pathogènes présents dans la même cellule, mais aussi de les protéger contre de telles attaques. Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

Le laboratoire est réouvert!

Nous suivons un plan de reprise des activités progressif. Jusqu'au 11 juin, 50% de l'effectif seulement sera en présentiel. Les personnes pouvant télétravailler sont encouragées à le faire.

Chantal Abergel remporte une bourse de recherche de plus de 2M€(La provence, 3 avril 2019)

Chantal Abergel, directrice du laboratoire "Information génomique et structurale" rattaché au CNRS et à Aix-Marseille Université (Amu), figure au palmarès des bourses de l'European research council (ERC) qui décerne les bourses "Advanced Grant". 222 chercheurs et chercheuses bénéficient cette année de ces bourses qui peuvent atteindre 2,5 millions d'euros. Le but étant de financer des projets exploratoires d'une durée maximale de cinq ans. Directrice depuis janvier 2018, Chantal Abergel travaille avec son équipe sur la co-évolution du monde cellulaire et du monde viral.

BBC world science:Could ancient viruses emerge once again?

As the Earth warms, could 'zombie' viruses trapped in frozen Arctic soil emerge once again? Jean-Michel Claverie, Professor of Medicine at Aix-Marseille University in France, has successfully revived 30,000 year-old giant viruses found in permafrost in Siberia.

Communiqué de presse CNRS : "Pandoravirus : des virus géants qui inventent leurs propres gènes"

La famille de virus géants pandoravirus s'enrichit de trois nouveaux membres, isolés par des chercheurs du laboratoire Information génomique et structurale (CNRS/Aix‐Marseille Université), associés au laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/Inserm/Université Grenoble‐Alpes) et au CEA-Genoscope. Lors de sa découverte1, cette famille de virus avait étonné par son étrangeté – génomes géants, nombreux gènes sans équivalent connu. Dans Nature Communications le 11 juin 2018, les chercheurs proposent une explication : les pandoravirus seraient des fabriques à nouveaux gènes – et donc à nouvelles fonctions. De phénomènes de foire à innovateurs de l'évolution, les virus géants continuent de secouer les branches de l'arbre de la vie !

Intervention de JM Claverie dans l’émission ELEMENT TERRE sur France24 : "Avec la fonte des glaces, les virus menacent"

La Terre se réchauffe et les pôles fondent, faisant apparaître une menace silencieuse. Dans ces terres gelées en permanence, appelées le permafrost, des virus et bactéries sont conservés intacts, grâce au froid, depuis des dizaines de milliers d’années, mais sont prêts à refaire surface. L’équipe d’Élément Terre s’est rendue à Longyearbyen, dans l’extrême nord norvégien, à la rencontre de chercheurs et d’habitants qui vivent avec ce danger.
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Le billet sciences sur France Info le 14 juin 2020: La fonte de l’Arctique, une bombe à retardement pour la planète

Depuis plus d’une semaine une "situation d’urgence" a été déclarée en Russie, dans le Grand Nord, après la fuite d’une cuve qui a déversé 20.000 tonnes de diesel dans une rivière. Un des facteurs probables de l’accident est le dégel du pergélisol, appelé également permafrost (sol gelé en permanence qui couvre près de 25% des terres de l’arctique). Ce mélange de composé organique, de matière minérale et de glace s’enfonce jusqu’à plus d’un kilomètre de profondeur dans certaines zones de la Sibérie. Le dégel de ce pergélisol fragilise les sols et menace, d’ici à 2050, jusqu’à 70% des infrastructures en Arctique, mais ce n’est pas le seul risque. Le danger est aussi bien environnemental que sanitaire car des méga-virus jusque-là endormis sous la glace pourraient bien se réveiller. "Avec l’industrialisation on fait d’énormes trous dans ce pergélisol. Donc il y a un lien possible entre les microbes qui existaient à l’époque de l’homme de Neandertal avec les microbes de notre époque. Ce lien a été réaffirmé par de récents travaux qui ont montré que des virus qui dataient environ 35 000 ans étaient encore capables d’infecter leurs hôtes" estime Jean Michel Claverie, Professeur de médecine à Marseille.

Communiqué de presse de l'INSB:"L’épigénome, la botte secrète des virus géants"

Les virus géants, dont la taille et la complexité génétique rivalisent avec les organismes cellulaires, sont omniprésents dans l’environnement. Les scientifiques ont analysé leurs "épigénomes" et montré que leur ADN porte des marques épigénétiques. Les enzymes responsables, aux histoires évolutives complexes, sont parfois associées à d’autres capables de couper l’ADN. Ces systèmes permettraient aux virus géants de dégrader l’ADN des pathogènes présents dans la même cellule, mais aussi de les protéger contre de telles attaques. Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

Le laboratoire est réouvert!

Nous suivons un plan de reprise des activités progressif. Jusqu'au 11 juin, 50% de l'effectif seulement sera en présentiel. Les personnes pouvant télétravailler sont encouragées à le faire.

Chantal Abergel remporte une bourse de recherche de plus de 2M€(La provence, 3 avril 2019)

Chantal Abergel, directrice du laboratoire "Information génomique et structurale" rattaché au CNRS et à Aix-Marseille Université (Amu), figure au palmarès des bourses de l'European research council (ERC) qui décerne les bourses "Advanced Grant". 222 chercheurs et chercheuses bénéficient cette année de ces bourses qui peuvent atteindre 2,5 millions d'euros. Le but étant de financer des projets exploratoires d'une durée maximale de cinq ans. Directrice depuis janvier 2018, Chantal Abergel travaille avec son équipe sur la co-évolution du monde cellulaire et du monde viral.

BBC world science:Could ancient viruses emerge once again?

As the Earth warms, could 'zombie' viruses trapped in frozen Arctic soil emerge once again? Jean-Michel Claverie, Professor of Medicine at Aix-Marseille University in France, has successfully revived 30,000 year-old giant viruses found in permafrost in Siberia.

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